La Ferté-Macé
Pour les articles homonymes, voir La Ferté-Macé (homonymie). La Ferté-Macé est une commune française, située dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie. Ses habitants sont appelés les Fertois, les Fertoises. Géographie - Rivière: la Maure (bassin de la Mayenne).
- Forêt de la Ferté Macé (voir Forêt des Andaines).
- Grand plan d'eau, avec base de loisir.
La ville se situe dans le sud de la région Basse-Normandie, non loin de la limite du Maine ; à 65 km au sud de Caen et à 200 km à l'ouest de Paris. Elle se situe également à 6 km de l'unique station thermale normande de Bagnoles-de-l'Orne, dans le massif forestier des Andaines ; et appartient en outre au parc naturel régional Normandie-Maine. La ville et ses environs appartiennent à l'ensemble géographique du Bocage normand, et, plus précisemment, au sud du bocage ornais (ensemble géographique correspondant à la partie ouest du département de l'Orne, constituant une partie du grand bocage normand). La Ferté-Macé est située en outre à l'extrême limite nord du bassin versant de la Loire. La limite des eaux partageant l'Atlantique (via la Mayenne puis la Loire) et la Manche (via l'Orne) borde la commune au nord. HistoireAu Moyen Âge - Le château de la Ferté-Macé se fonde dans la première moitié du XIe siècle, sur une motte féodale. Geoffray en est le premier seigneur. Il a certainement bâti cette forteresse sous les ordres du duc de Normandie.
- Ville médiévale, l'étymologie de son nom est : "Feritas Mathei" = Forteresse de Mathieu (Compagnon de Guillaume le Conquérant à Hastings en 1066, un des premiers seigneurs de la Ferté-Macé).
- La forteresse, se peuplant peu à peu du fait de la recherche des habitants d'une protection seigneuriale, sert de maillon de la ceinture fortifiée protégeant le Duché de Normandie.
- En 1205, la Ferté-Macé devient une Baronnie royale, avec la reconquête de la Normandie par le Roi Philippe-Auguste (XIIIe siècle, rattachement du Duché de Normandie au Royaume de France). Guillaume de la Ferté, fils de Mathieu et de Gondrède, qui s'était alors opposé à Philippe-Auguste, abandonne sa baronnie et part rejoindre Jean sans Terre en Angleterre. Le seigneur de la Ferté devient alors le Roi de France, qui confie la baronnie tantôt à un partisan de la Couronne, tantôt à un engagiste.
- En 1386, un procès criminel à Falaise condamne à mort un assassin bien particulier, un cochon ayant mangé un nourrisson du maçon Souvet à la Ferté-Macé.
- Au XVe siècle, le château est détruit. Il y reste alors une grande place, située donc en hauteur sur la motte féodale ; appelée "Place du Château" et rebaptisée il y a peu "Place Neustadt" en l'honneur de la ville allemande de Neustadt-am-Rübenberge jumelée avec La Ferté-Macé.
Seul le clocher de l'église romane, jouxtant la grande église Notre-Dame, est conservé de l'époque médiévale. La Ferté-Macé subsiste alors jusqu'au XVIIIe siècle en tant que petite cité d'un bon millier d'habitants, vivant de l'artisanat et du commerce local. Cet artisanat, déjà sous forme du tissage à domicile, est précurseur du siècle suivant où la ville deviendra un grand centre textile. A l'époque moderne et contemporaine - Au XVIIIe siècle, le Seigneur ("engagiste" : administrateur au nom du Roi) de la Ferté-Macé est le Marquis de Rannes : Charles d'Argouges.
- La paroisse faisait partie du Diocèse du Mans avant la Révolution de 1789.
- Au XIXe siècle, La Ferté-Macé devient un grand centre Textile :
- de Filature textile (Ets Rallu-Lecomte...),
- de fabrication de toiles (tissage) par des tisserands à domicile puis par des employés de l'Industrie textile (dans les établissements Bernier-Martin, Bisson, Bobot-Descoutures-Appert, Duval, Grison Roussel-Pilatrie, Retour, Salles, ...). Les spécialités locales sont: les coutils et retors, treillis, draps de coton, passementerie (bretelles, mèches pour lampes, etc.).
- de blanchiment (Ets. Guilmard...), de teinturerie et d'apprêt.
- En 1853 : le premier métier à tisser mécanique -entraîné par machine à vapeur- à être installé en France fonctionne à La Ferté-Macé.
- Vers 1855, construction d'une "École secondaire ecclésiastique" (petit séminaire) devenue -après 1907- "École primaire supérieure" publique puis Collège-Moderne-et-technique---Centre d'apprentissage" et enfin Lycée des Andaines vers 1955.
- 5 août 1860 : Consécration officielle et solennelle de l'Église Notre-Dame. Les clochers ne furent achevés que 40 ans plus tard. La bénédiction des clochers a eu lieu du 26 au 30 juillet 1899. Initialement ce n'était pas deux tours qui étaient prévues mais un dôme. Les cloches, quant à elles, sont suspendues le 27 octobre 1907 et bénites deux jours après, soit le 29.
- 29 septembre 1867 : Le presbytère de la Ferté-Macé est achevé.
- Voie ferrée d'intérêt local entre Briouze et La Ferté-Macé puis Bagnoles-de-l'Orne (de 1869 à 1992) ainsi que Bagnoles-Couterne (jusqu'en 1940). La gare, desaffectée, sert maintenant de locaux à la DDE.
Les décisions de faire passer la ligne Paris-Granville par Flers et la ligne Caen-Angers par Domfront au lieu de la Ferté-Macé la condamnèrent, malgré une industrie textile florissante (la Ferté-Macé avait la même importance que Flers à ce moment-là). Ainsi, Flers fut depuis considérée comme la soeur rivale de la Ferté-Macé, et connaîtra un essor bien plus flagrant qu'à la Ferté-Macé. Une ou deux décénnies après l'ouverture du chemin de fer d'intérêt local Briouze-Bagnoles (c'est-à-dire à partir de 1880), et malgré des débuts très encourangeants et prometteurs, la Ferté-Macé a commencé à connaître après des années d'expansion démographique une courbe démographique descendante et une véritable perte de compétitivité, en finissant par diviser sa population de moitié entre 1876 et 1914. - 4 août 1901 : Inauguration de l'actuel Hôtel de Ville.
- 1905 : Création de "l'Amicale fertoise" avec ses sections de sport et de gymnastique puis sa Fanfare (qui -50 ans plus tard, sous la direction de M. Briand- animait les fêtes fertoises et remportait de nombreux trophées dans les concours).
- L'affaire criminelle André Colson et Alphonse Steffen s'y déroule le 14 juillet 1907 ; les deux assassins étant condamnés à la peine capitale le 9 avril 1908 par la cour d'assises de l'Orne.
- 14 1944 en France#août : Libération de la Ville par les troupes américaines.
AdministrationListe des maires successifs | Période | Identité | Parti | Qualité |
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mars 1977 | juin 1995 | Yves Le Pape | PS | - | juin 1995 | mars 2008 | Jean-Marc Mesmoudi | DVD | - | mars 2008 | en cours | Jacques Dalmont | DVG | - | Toutes les données ne sont pas encore connues. |
La Ferté-Macé fait partie de la Communauté de communes du Pays fertois et est chef-lieu du Canton de la Ferté-Macé. Démographie Évolution démographique <nowiki /> | <nowiki /><nowiki /> | <nowiki /><nowiki /> | <nowiki /><nowiki /> | <nowiki /> | Sources : INSEE, http://cassini.ehess.fr Histogramme (Élaboration graphique par Wikipédia) ÉconomieLa ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie d'Alençon. TransportsLiaisons routières et autoroutièresLa Ferté-Macé se situe : - à 28 km de l'A88 vers Caen (par Argentan),
- à 42 km de l'A28 vers Rouen (par Sées),
- à 45 km d'Alençon, d'où l'on peut emprunter l'A28 vers Le Mans, ou bien la N12 vers Paris où la section Paris-Alençon est presqu'en totalité en 2×2 voies.
Liaisons ferroviairesLa Ferté-Macé est connectée à la ligne SNCF Paris-Granville à Briouze via la ligne 6 du TER Basse-Normandie, mettant ainsi la ville à environ 2h15 de la capitale par rail. Liaisons aéroportuairesLa ville est distante de 8 km de l'aéroport de Bagnoles-de-l'Orne - Couterne. EducationOn dénombre à la Ferté-Macé : - 6 écoles maternelles et primaires
- 2 collèges (1 privé :" Notre-Dame" et 1 public : "Jacques Brel")
- 2 lycées :
- 1 lycée d'enseignement général, technologique et professionnel (le Lycée des Andaines)
- 1 lycée professionnel (le Lycée Flora Tristan)
- 1 centre de formation de techniciens agricoles
- 1 EREA
Lieux et monumentsPersonnalités liées à la communeParcs et espaces vertsLa commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris. - Parc Barré-Saint
- Base de loisirs : lac créé artificiellement dans les Années 1980 autour duquel : chemin de randonnée bouclant le lac (2,4 km), plage, aire de jeux, bar, mur d'escalade, mini-golf,...
Spécialités- Tripes en brochette de La Ferté-Macé.
JumelagesLa Ferté-Macé est jumelée avec : Voir aussi Sources - Jean-François Miniac, Les grandes affaires criminelles de l'Orne, chez De Borée, Paris, 2008.
- Essai sur l'industrie textile à la Ferté-Macé, Lefranc, 1934
- Paul Souvray, Essai sur l'histoire de la ville de la Ferté-Macé, 1980
- Jean-Claude Collin & Michel Louvel, La Ferté-Macé 1800-1914, Tome II (Une ville industrielle du textile), 1982
Notes et référencesLiens externes
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